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Ouvrages personnels et collectifs

Théâtre russe contemporain

Ce recueil propose un panorama de trente ans de littérature dramatique russe. Vaste ambition qui vise à donner une image moins floue de la dramaturgie contemporaine découverte souvent au coup par coup, au gré des engouements d’un metteur en scène ou d’un traducteur. On trouvera ici un échantillonnage de ces écritures dramatiques, des principales tendances stylistiques et thématiques qui se manifestent depuis la fin des années soixante. Par la diversité des oeuvres présentées (monologue, pièces en un acte ou en quatre-vingt-treize épisodes, tragédie en cinq parties), par la variété des registres et des genres, cette anthologie s’adresse à un très large public.

 
Théâtre russe contemporain
de Marie-Christine Autant-Mathieu

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Alexandre Vampilov

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Le Théâtre soviétique durant le dégel (1953-1964)

Art synthétique en prise directe sur l’actualité, le théâtre en URSS a enregistré, tel un sismographe, les changements de tous ordres qui se sont produits de 1953 à 1964, sous Krouchtchev, dans la période dite du dégel. Désireux de tirer un trait sur la période stalinienne, les metteurs en scène tentent de renouer avec des racines honorables : c’est ainsi que sortent de l’oubli les anciens maîtres, Meyerhold, Taïrov et Vakhtangov, et les grands écrivains, Boulgakov, Dostoïevski ou Schwartz, tandis qu’une nouvelle génération d’auteurs, de metteurs en scène et d’acteurs renouvelle les genres comiques et satiriques, et que sont représentées les comédies de Maïakovski, portant ainsi un coup fatal à l’optimisme inconditionnel du réalisme socialiste. Cette mise en place de nouveaux codes éthiques et esthétiques coïncide avec une ouverture vers la culture occidentale. Les tournées de Peter Brook, du T.N.P. ou du Berliner Ensemble favorisent la diversification des modes de création – l’abandon de l’hégémonie de Stanislavski – et le décloisonnement des spécialités – l’instauration d’un véritable va-et-vient entre théâtre et cinéma. 1964, date du limogeage de Krouchtchev, est aussi celle de la nomination de Lioubimov à la Taganka, d’Efros au théâtre du Komsomol de Lénine. Ils seront avec Efremov, Tovstonogov et Akimov les principaux hommes de théâtre des années suivantes, résistant au travail de sape de la censure qui ne leur laissera pas de répit. Plus qu’une simple parenthèse heureuse dans l’histoire de l’URSS, le dégel constitue une période de référence, riche d’enseignements artistiques, esthétiques et politiques. S’arracher à l’alternance épuisante, voire stérilisante, des permissions et des interdits : telle est la leçon que semblent avoir tiré les hommes de théâtre aguerris par la mise à l’épreuve des années cinquante et soixante.

 
Le théâtre soviétique durant le dégel, 1953-1964
de Marie-Christine Autant-Mathieu